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Lame 9

L'ERMITE ( L'Ermite )

Nombre : 9

Lettre :Teth

Après être sorti du chaos, avoir établi l'ordre et donné, en son être intérieur, une place adéquate à toutes les valeurs réelles ou apparentes, l'homme se retire du « Fata Morgana » de ce monde et devient ermite. Cela ne signifie pourtant pas que celui qui se trouve à ce niveau de conscience va véritablement vivre dans une caverne. Cette carte illustre symboliquement l'état intérieur de cet être et non pas l'aspect extérieur qu'il projette dans ce monde chimérique. Cet homme continue à exercer sa profession et à s'acquitter de ses devoirs terrestres. Il s'habille et se conduit comme chacun.

Cette carte nous montre un homme qui, par sa barbe et sa moustache blanches, prouve qu'il est venu à bout de toute chose superficielle et, qu'en premier lieu, il a renoncé à toute vanité.

A ceux qui le regardent, l'Ermite ne montre qu'un sombre manteau gris dont le capuchon enveloppe la tête. Pourtant, ce manteau est doublé de bleu azur. Sous cette fade apparence extérieure insignifiante, l'homme montre une foi profonde et réelle en Dieu. Sa robe est orange, mélange du rouge et du jaune, de spiritualité et d'intelligence qui ensemble, forment la sagesse divine. Son être intérieur est maintenant dépourvu de caractéristiques terrestres; il est devenu sage et la sagesse divine domine tous les sentiments de sympathie ou d'antipathie, d'amour ou d'aversion.

Dans sa main gauche, il tient un bâton qui n'es: ni la baguette magique à l'aide de laquelle il accompli: des miracles, ni le sceptre symbole du pouvoir, ni l'épée symbole du courage et du discernement. Ce n'est que le bâton du pèlerin qui l'aide à avancer.

De sa main droite, il élève une simple lanterne qu:: n'est rien d'autre que le rayonnement de son intelligence, éclairant son chemin dans l'obscurité et le gardant de toute erreur. Il tient la lanterne de manière à ce que seul, il puisse en voir la lumière. Aux yeux des autres, le grand manteau masque cette lampe. Autrefois, il partageait avec d'autres chercheurs les connaissances et les vérités qu'il avait découvertes. Petit petit, il dut reconnaître que bien peu le comprenaient et qu'il était préférable de garder pour soi ce qu'il ava:: appris. Il réserve la lumière de son intelligence et clt son savoir à quelques amis intimes seulement. Il appris à se taire !

Devant lui, par terre, nous remarquons un curieux, un petit monstre rouge donc une manifestation spirituelle. Il est le symbole des instincts sai7s de l'homme qui, agissant depuis l'inconscient, le conduisent sûrement sur une bonne voie. Tout au long de l'existence, ces instincts créent les « hasards » étranges qui toujours indiquent avec précision la direction prendre, à qui se confier et de qui se méfier, avec

il doit agir avec la plus grande prudence s'il lui r":7 donné de fréquenter des gens douteux. Ce petit monstre, ses instincts sains, va toujours placer entre ses mains les livres dans lesquels il trouvera des vérités qui le conduiront à la maturité et qui, au travers du langage des hommes, lui permettront d'entendre la voix de Dieu. Ce petit monstre lui évite beaucoup de pas inutiles et le guide avec fermeté vers le grand but. Un jour, il se reconnaîtra lui-même également dans ce monstre, dans ses propres instincts.

Lorsque l'homme est arrivé à ce niveau de son développement, il est poursuivi par le désir de tout abandonner et de partir. Il a compris que toutes les affaires de ce monde ne servent qu'à instruire. Mais puisqu'il est parvenu à ce stade, qu'il sait ce qu'est le but, ce qu'il doit atteindre, pourquoi doit-il encore être de ce monde ? — L'homme sait que les liens familiaux, les relations parentales et amicales ne durent que le temps du passage sur cette terre. Lorsque nous la quittons, nous abandonnons ici tout ce qui est temporel pour ne prendre avec soi que ce qui est éternel. Tout passe, seuls subsistent l'affinité vraie et spirituelle ainsi que l'amour. Même s'il laisse tout de sa vie terrestre et s'en va, l'homme prend avec lui ces deux qualités. Ici, tout lui pèse, il ne veut plus gaspiller son temps, il veut vivre pour l'essence même de l'existence, travailler en soi et sur soi afin de réaliser l'unité avec DIEU. Il désire donc partir ! — Oui, mais où ? Au Tibet — mais puisque actuellement ce pays ne se prête plus à ce genre de choses — aux Indes, à Athos, couvent légendaire grec ? Une nostalgie lancinante grandit en lui, il veut être libre, libéré de tout ce qui l'attache, l'emprisonne. Il prépare des plans et essaie d'imaginer ce qui se passera lorsqu'il partira. Partir d'ici et arriver où ? Il est facile de se représenter le départ mais cela signifie que l'on doit arriver quelque part. Où sera-ce, où et comment arrivera-t-il ? Dans un couvent ? Y sera-t-il vraiment libre ? Non ! Car c'est alors qu'il devra apprendre à obéir aveuglément à un ou plusieurs êtres totalement étrangers, appartenant à un autre monde et qui ne le comprendront pas du tout. Il devra vivre avec certains hommes qui lui seront antipathiques et qui, peut-être, auront des habitudes fort désagréables. Il ne pourra que se taire et obéir, que cela lui plaise ou non.

S'il ne veut pas se retirer dans un couvent, il peut suivre l'exemple de l'Indien pèlerin ou anachorète vivant dans une caverne. Ensuite ? Que va-t-il manger. car il faut tout de même manger. Mendier ? Ah non. pas cela ! Peut-être pourrait-il travailler, se rendre utile chez les lépreux ? Bien sûr, il le pourrait. Beaucoup l'ont tenté. Mais plus nombreux encore sont ceux qui. comme lui, savent que là-bas, en Asie, ils seraient encore plus esclaves qu'ici. Son voeux de vivre pour l'essence est encore moins facile à réaliser là-bas qu'a la maison tout simplement où le laitier apporte chaque jour le lait et où le chauffage central est installé. Et s'il a une famille et des enfants et que, malgré eux, il partait, la faute commise envers ces êtres aimés serait si lourde qu'il ne pourrait se la pardonner. Comment alors pourrait-il se sentir libre ? — Le mieux est donc pour lui de rester à la maison et, au lieu de soigner les lépreux, mais avec la même attitude, le même dévouement, la même attention et le même amour, continuer à faire face à ses devoirs. Ainsi, l'homme reconnaît la vérité : ce désir de partir ne doit pas se réaliser dans le monde extérieur, mais bien en soi. Il veut et doit s'en aller, se distancer de lui-même, de sa propre personne, de sa propre attitude intérieure et de son propre esclavage. Car il n'est pas l'esclave des autres, mais bien de lui-même. S'il se sent esclave ici, il se sentira esclave où qu'il aille. Par contre, s'il se sent libre au milieu de sa famille et de ses obligations professionnelles, il gardera cette liberté partout où il ira. Alors, pourquoi partir ? Il sait que beaucoup ont concrétisé ce « départ » en allant au Tibet, aux Indes, dans un couvent ou en vivant près d'un maître. Ils ont découvert là-bas la même vérité qu'ils auraient pu trouver ici dans leur propre entourage, s'ils avaient été assez mûrs pour cela. Dieu place les hommes sur des chemins fort différents mais chacun d'eux, quelle que soit son individualité, conduit au même grand but, à DIEU !

Le destin de cet homme n'est donc pas de tout quitter. Il reste où il était jusqu'à présent et, c'est en lui-même qu'il essaie de se détacher de son entourage, de son monde personnel et de se libérer intérieurement.

Et l'habillement ? Il avait tant rêvé pouvoir se libérer des exigences de la mode et de tous ces accessoires extérieurs ! Car il sait bien que la manière de s'habiller n'a pas d'importance. Il peut être ermite même si ses vêtements sont pareils à ceux de tous. Les moines d'un couvent doivent également tous adopter la même robe. Cela fait aussi partie de la mode ! Et les Indiens qui ne vivent pas en couvent ? Que l'on porte un vêtement européen ou que l'on erre en haillons sur les routes de l'Inde, on peut être au-dessus de tout cela si on en est libéré intérieurement. Par exemple, lorsqu'une jeune femme est, dans son for intérieur, une vraie nonne, elle peut porter une rose du soir profondément décolletée, assister à un bal e: en même temps, être un ermite, car en elle-même

est ainsi. Un homme peut donc se vêtir élégamment être gai et rire avec ses prochains tout en étant un moine en lui-même.

L'homme, à ce niveau de développement, se retire en soi, travaille et essaie de se libérer intérieurement L'importance de sa personne et son orgueil disparaissent. Il ne désire plus se singulariser, ni faire carrière dans le monde extérieur, ou il n'en fait pas un

égoïste. Homme ou femme, cet être doit faire son travail comme il l'aurait accompli s'il avait réalisé rêve de partir. Il ne travaille plus pour lui-même

à cause du travail. Cela l'enrichit d'expériences insoupçonnées et inespérées. Il ne travaille plus pour récolter succès et louanges ou gagner beaucoup d'argent, nia: pour faire ce travail aussi parfaitement que possible Pendant ce temps, il s'oublie, lui et tous ses soucis. Li concentration qu'il met dans son travail efface déceptions et tout ce qui encore le faisait souffrir découvre qu'il s'est libéré par le travail seul et qui connaît maintenant de grandes joies impersonnelle- Il comprend aussi pourquoi les moines et les nonne- des couvents de partout doivent travailler, que ce soit au jardin, à la cuisine ou à la bibliothèque, le travail devant être fait pour le travail, afin de se libérer.Et cela, on peut l'accomplir à la maison quitter sa famille ni ses amis.

La neuvième carte du Tarot porte le chiffre 9 e: lettre TETH. Dans la mystique des nombres, le 9 représente la passivité absolue. En soi, l'Ermite est absolument passif. Il est devenu impersonnel et ne participe plus aux choses matérielles. Arrivé à cet échelon de conscience, l'homme ne remplit ses devoirs terrestres que pour des raisons impersonnelles.

Le nombre 9 a plus d'une particularité. Si, par exemple, on l'ajoute à un autre nombre, petit ou grand, la somme ne s'en trouve pas changée. Prenons un petit nombre : 17. La somme en est 8. Ajoutons 9 à 17, le total en est 26 et la somme de nouveau 8. Prenons un plus grand nombre : 435. La somme en est 12, soit 3 par la réduction mystique. Ajoutons 9 à 435, le total est 444 et la somme de nouveau 3. Quel que soit le nombre auquel nous ajoutions 9, la somme du résultat sera toujours la même. Voyons une autre caractéristique du chiffre 9.

Ecrivons, l'un sous l'autre, les chiffres de 0 à 9, puis sur une seconde colonne de 9 à 0 :

0 9 09

1 8 18

2 7 27

3 6 36

4 5 45

5 4 54

6 3 63

7 2 72

8 1 81

9 0 90

Qu'avons-nous obtenu ? Le résultat de la multiplication de un à dix du chiffre 9. Et si nous additionnons les éléments de ces nombres, la somme en sera toujours le chiffre 9 :

1 X 9 = 9 = 9

2 X 9 = 18 = 9

3 X 9 = 27 = 9

4 X 9 = 36 = 9

5 X 9 = 45 = 9

6 X 9 = 54 = 9

7 X 9 = 63 = 9

8 X 9 = 72 = 9

9 X 9 = 81 = 9

10 x 9 = 90 = 9

Encore un exemple intéressant.

Ecrivons les l'un sous l'autre, en commençant par 1 et en ajoutons un chiffre à chaque ligne. En multipliant ces nombres. par 9 et en additionnant chaque fois le chiffre ajouté nous obtenons des résultats surprenants :

0 X 9 + 1 = 1

1 X 9 + 2 = 11

12 X 9 + 3 = 111

123 X 9 + 4 = 1111

1234 X 9 + 5 = 11111

12345 X 9 + 6 = 111111

123456 X 9 + 7 = 1111111

1234567 X 9 + 8 = 11111111

12345678 X 9 + 9 = 111111111

123456789 X 9 + 10 = 1111111111

Plusieurs autres exemples de la particularité chiffre 9 pourraient encore être apportées

nous conduirait hors de notre sujet. Je désirais simplement montrer que le 9 est un nombre extraordinaire, et étonnamment significatif. Il se détruit lui-même et pourtant il subsiste. Cela correspond exactement au degré de conscience de l'Ermite : auto-destruction dans une solidité parfaite car il reste toujours ce qu'il est. A celui qui trouve naturelles les caractéristiques du nombre 9, je ne peux que recommander de tenter les mêmes expériences avec d'autres chiffres. Il comprendra alors la grande différence existant entre les nombres.

La lettre TETH représente l'idée de protection et de sécurité. TETH est le signe des anges gardiens qui, dès leur naissance, guident les hommes, et correspond au neuvième Sephirot, Jesod, qui signifie les fondements, la sagesse.

 
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