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Lame 5

LE PAPE

( Le Grand Prêtre )

Nombre : 5

Lettre : He

Paré de tous les insignes de ses hautes fonctions, voici le Grand Prêtre. De son trône, nous ne voyons que les deux colonnes du dossier entre lesquelles plus aucun voile n'est tiré. Il n'y a plus rien à cacher.

La barbe et les cheveux blancs du Grand Prêtre montrent la spiritualité de cet être qui n'est jamais terrestre, même s'il travaille dans le monde matériel. Il reste toujours spirituel.

Sur la tête, le Pape porte une mitre jaune à triple couronne surmontée d'une croix, symbole du monde matériel. Les trois couronnes représentent les trois mondes sur lesquels le Grand Prêtre exerce sa puissance : le ciel, la terre et l'enfer, qu'il peut ouvrir et fermer à l'homme, l'y conduire ou l'en chasser.

Son habillement est semblable à celui de la Grande Prêtresse. Son être intime est imprégné d'amour universel. C'est pourquoi il porte un vêtement bleu, recouvert d'un grand manteau rouge. Le Pape manifeste au-dehors sa haute spiritualité à l'aide des pensées et des mots comme l'indique le galon jaune du manteau. La doublure verte exprime la sympathie, la bienveillance et l'amabilité.

Ses mains sont gantées de blanc et garnies d'une croix bleue. Cela signifie que ses mains, même en rapport avec le monde matériel et ses souillures, restent toujours pures. Sa main gauche porte un sceptre à triple croix symbolisant, comme les couronnes de la mitre, les trois mondes du ciel, de la terre et de l'enfer.

Deux silhouettes sont agenouillées devant lui. Leurs vêtements indiquent clairement qu'il s'agit là de deux contraires complémentaires. L'une est habillée d'un manteau sombre à col rouge, l'autre d'un manteau rouge à col sombre. L'une a les cheveux clairs, l'autre les a foncés. Elles symbolisent les pôles positif et négatif, ainsi que les deux sexes, masculin-positif et féminin-négatif.

Toutes deux suivent l'enseignement du Grand Prêtre. La silhouette masculine, aux cheveux foncés, les yeux levés vers le prêtre, l'écoute pieusement. La silhouette féminine blonde cache son visage dans ses mains et semble effrayée. La silhouette masculine la réconforte en posant la main droite sur son dos. Ces deux silhouettes représentent l'état psychique intime de l'être humain qui se trouve à l'échelon illustré par cette carte du Tarot. Sa nature masculine-positive lui donne déjà le courage de suivre ses convictions intérieures tandis que son côté terrestre et physique s'en effraie et donne l'impression qu'il pourrait perdre quelque chose de très précieux. Mais, la vérité travaille en lui et chaque nouvelle expérience le rend plus spirituel. Il a ainsi la force de vivre selon ses convictions les plus profondes. Il sent que l'on ne doit pas nécessairement être de ce monde, même si l'on y vit. Il sait qu'il doit comprendre ses instincts et les dominer. Sa maîtrise de soi lui a appris à dompter son instinct de conservation. Manger et boire ne sont plus des plaisirs artificiels. Ses faiblesses sont vaincues. Il doit encore mettre bon ordre dans sa vie sexuelle et la diriger correctement. Il comprend qu'il n'est pas un corps, mais qu'au-delà du sexe, il est un être humain. Il sait que son esprit n'a pas de sexe et que lorsqu'un être s'éveille et devient conscient dans son esprit, il ne se sent plus ni « homme » ni « femme » mais précisément « être humain ». Il sait qu'arrivé au but, on devient androgyne. Même si le corps ne montre qu'une moitié du tout, manifeste donc un sexe, la conscience s'élève au-dessus de ce sexe. Il essaie alors de vivre selon cette vérité, mais parfois, pareil à un enfant, il essuie quelques échecs.

Pendant cette période de travail, il apprend à connaître toutes sortes de vérités. Il fait l'expérience que son corps n'est pas simplement l'enveloppe vide de son esprit mais, tel une éponge qui s'imbibe d'eau, il est imprégné des forces de l'esprit. Et les forces du corps découlant de l'esprit, mais qui déjà agissent sur sa conscience comme énergies physiques, sont aussi fortes que lui, car IL EST LUI-MÊME ces forces dans leur forme matérialisée. C'est pourquoi il est si difficile de les maîtriser en soi et, par la conscience, de s'élever au-dessus d'elles, car alors on affronte le Moi.

Le Moi suprême enseigne comme le Grand Prêtre instruit les deux silhouettes. Les choses deviennent plus claires et l'homme comprend de mieux en mieux les relations étroites existant entre son être spirituel et son être instinctif qui ne veut pas encore le laisser libre. Mais la vérité se fait toujours plus pressante et il comprend qu'il ne peut vivre des joies réelles, un amour sincère et heureux dans une unité physique que si celle-ci est la manifestation d'une unité spirituelle beaucoup plus profonde. Auprès d'un être de l'autre sexe, il commence alors à chercher la compréhension et l'amitié, donc une relation intérieure et une unité spirituelle. Il sait que, pour trouver une solution à ses problèmes, sa vie extérieure, pareille à sa vie intime. doit être ordonnée et harmonieuse. Pour atteindre au contentement intérieur, il doit absolument ramener les mondes extérieur et intérieur au même dénominateur. Il est intéressant de remarquer que le sort lui vient alors en aide : telle une puissance invisible, témoin de ses combats intérieurs, l'enchaînement des circonstances apporte dans sa vie personnelle et terrestre toutes sortes de nouvelles possibilités et de tâches nouvelles. Le fait même que ses conseils et son aide sont de plus en plus sollicités l'oblige à renoncer à la vie qu'il menait jusqu'alors. Il doit l'organiser de manière à pouvoir consacrer plus de temps et d'énergie à ses prochains. Il apprend ainsi à étudier la vie sous des angles divers et à démêler les graves problèmes qui lui sont soumis. Il reconnaît alors que le ciel, la terre et l'enfer existent bien : ce ne sont pas des endroits mais des états d'âme de l'être humain. Or, ces états d'âme dépendent des actions bonnes ou mauvaises de l'homme.

Peu à peu, il se rend compte qu'un être souffre parce qu'il est mûr pour une nouvelle étape. Sur ce long parcours l'homme est arrivé à un nouveau milliaire. La souffrance l'oblige à gravir un nouvel échelon sur lequel cette même souffrance cesse tout aussitôt de le tourmenter car les problèmes qui, jusqu'alors lui étaient si pesants et oppressants, lui apparaissent maintenant sous un jour différent et sont plus légers à supporter.

C'est ainsi que l'homme mène son combat au dedans de lui comme à l'extérieur. C'est grâce à cette lutte qu'il s'élève toujours plus haut; son horizon s'élargit et il devient de plus en plus conscient. Mais le chemin est encore long et il ne doit pas s'arrêter. Il doit s'armer de patience et dépasser toutes les bornes qui l'attendent encore sur la route.

La cinquième carte du Tarot, le PAPE porte le chiffre 5 et la lettre HE.

Les initiés nomment le chiffre 5, le nombre du Christ, ou le nombre du Verbe. Le nombre divin de l'accomplissement, de la création est le nombre 10. La moitié est 5. La symétrie dans le corps humain signifie que le Logos partage le nombre divin 10 en deux parties égales et que, dans chacune d'elles, c'est la moitié du nombre 10 qui est agissante, soit 5. A chaque main, nous avons 5 doigts, donc 10 au total; de même que nous avons deux fois 5 orteils. Nous avons 32 dents, somme de 32 = 5. A la mâchoire supérieure, 16 dents, somme 7. A la mâchoire inférieure, 16 dents également, somme 7. Les deux sommes donnent ensemble 14, dont la somme est de nouveau 5. Le nombre du Christ apparaît donc toujours. Nous avons également cinq sens : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. Si nous comptons les extrémités du corps, les deux bras, les deux jambes et la tête, nous arrivons encore au chiffre 5. L'homme est construit sur une étoile à cinq branches et le courant circule dans le corps humain suivant le schéma de cette étoile.

C'est pourquoi notre corps est parcouru à droite par un courant positif et, à gauche, par un courant négatif. Le chiffre 5, puisqu'il est la moitié du nombre de la création parfaite 10, a une relation très intime, qu'il conserve toujours, avec le chiffre 2. Car multiplier par 5, signifie diviser par 2 et multiplier le résultat par 10 ( une opération très simple ). Diviser le nombre par 5, signifie multiplier par 2 et diviser par 10. Les chiffres 5 et 2 se complètent et donnent ensuite le chiffre-clé 7 qui, selon la réduction cabalistique, conduit à nouveau à la somme 10.1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 = 28. 2 + 8 = 10. Le fait que le nombre 10 se manifeste dans la création comme deux moitiés symétriques complémentaires — deux fois cinq — comme les cinq doigts de la main etc. se prouve encore d'une manière remarquable par la somme des chiffres de 1 à 10 : 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 + 10 = 55, soit 5 + 5 = 10 ! C'est pourquoi la cinquième carte du Tarot, « Le Pape », complète la deuxième carte « La Papesse ».

Dans la Cabbale, la lettre HE correspond au cinquième Sephirot, Pachad, signifiant crainte, jugement et force. L'interprétation hiéroglyphique en est le souffle. C'est par le souffle que, sans cesse, la vie donnée est maintenue. Le souffle anime tout.








 
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