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LE FOU ( Le Fou )

Valeur numérique : 300

Lettre : Schin

Quelle étrange créature ! Elle paraît bien insouciante de son allure extérieure si bizarre. Cet être étonnant porte un turban composé de larges bandes de couleurs qui semblent surgir de sa tête. Les couleurs en sont le rouge de la spiritualité, le vert de la bienveillance et de l'amour du prochain, le jaune des forces de la raison par laquelle il manifeste sa spiritualité, et le blanc de la pureté. Les couleurs du vêtement sont identiques, mais le bleu, la foi en Dieu et la dévotion, s'y ajoute. Un foulard vert recouvre l'arrière de la tête et le cou, masquant les cheveux et les oreilles. Le visage est à nu, le Fou n'a pas de moustache mais une mince barbe brune à la limite du foulard encadre le visage. On ne distingue en réalité rien de sa tête ni de son visage qui est beaucoup trop gros pour sa stature. Ce n'est évidemment pas son vrai visage mais un masque que l'on ne voit pas en détail car le FOU regarde vers le haut, vers les sphères supérieures, vers le ciel où il demeure, et non pas vers la terre. Donc seul celui qui lève son regard peut apercevoir le visage du fou.

Dans sa main droite, la baguette magique est devenue le bâton du pèlerin, de couleur rouge symbolisant l'aide spirituelle accordée tout au long du chemi.:-. De sa main gauche, il tient un autre bâton vert qu porte cependant sur son épaule droite. Il a donc fai: passer tout le négatif sur le côté positif. Il n'a plus rien à gauche puisque même sa main gauche est droite. Un petit ballot pend au bout du bâton. Ce sori: là toutes les possessions du FOU qui, comme la couleur en témoigne, sont spirituelles.

Il porte un collant jaune, déchiré par un étrange animal, dénudant ainsi son postérieur. L'animal mord encore la jambe mais le Fou ne s'en soucie guère comme s'il était insensible. Calme, il poursuit chemin, regarde vers le ciel, porte son ballot sans s'occuper des animaux qui l'attaquent par derrière, plus qu'il ne s'inquiète de la présence d'un crocodile qui l'épie et qui semble pourtant avoir peur d'attaque:

Entre les jambes du Fou, nous retrouvons la fleur rouge. Elle est ouverte, mais elle incline sa corolle vers le sol afin que personne ne puisse en apercevoir Pinte- rieur. Le Fou ne montre plus ses trésors.

Qui est ce Fou ?

Ce Fou représente l'homme qui, ayant passé par toutes les étapes possibles de son développement sur terre, est parvenu à l'échelon supérieur. Sa conscience s'est unie à la conscience divine. Par l'esprit, il est tellement éloigné de ses prochains que ceux-ci ne comprennent plus. A l'échelon du Pendu déjà, il appris à voir à l'inverse des autres, mais il considéra encore les choses d'un point de vue humain. Depuis qu'il a franchi le seuil entre les deux mondes, que son être terrestre est mort dans l'athanor et qu'il en ressorti pareil à un être divin, ressuscité dans une nouvelle vie, il ne peut plus voir les choses sous un angle humain. Même pas la vie terrestre. Il a tout fait passer à droite, dans la spiritualité, son point de vue est maintenant divin et éternel. Pour lui, les différences entre le fini et l'infini, entre le mortel et l'immortel, se sont estompées. Il voit clairement que seules les formes changent — lui aussi d'ailleurs — mais qu'il n'y a ni commencement ni fin. Rien ne peut mourir. Non ! Même si l'on voulait ou devait mourir, cela ne se pourrait pas. La mort n'existe pas. Il n'y a que la vie éternelle, transformation éternelle et rotation. La VIE, partout où l'on regarde, il y a la VIE. Une plante qui se fane, un animal ou un homme mourants sont simplement arrivés à la fin d'une étape; ils doivent changer de vêtements terrestres et en emprunter d'autres. Ce qui est — le MOI — ne peut pas mourir car il ne naquit jamais. Et ce qui naquit, la matière, le corps, ne peut pas mourir car cette enveloppe terrestre n'a jamais eu de vie propre. La plante, l'animal et l'homme ne vivent que parce que l'esprit — le MOI — s'est glissé en eux et manifeste sa propre vie au travers du corps. La matière, le corps, ne vit pas réellement et lorsque le MOI quitte le corps, il ne reste que la dépouille mortelle qui se décompose. Pour le Fou, la mort dont tout homme a une terreur panique, consiste simplement à enlever ses vêtements comme chacun le fait, le soir, avant de se coucher. Est-ce qu'un homme est mort parce qu'il est dévêtu ? Ou est-ce que ce sont les vêtements qui sont morts, inanimés maintenant parce que l'homme n'est plus dedans ? Mais les vêtements ne vivaient pas non plus sur l'homme. Ils ont simplement suivie les mouvements imposés par l'homme. Or, depuis que l'homme s'est dévêtu,

ne sont ni plus morts ni plus vivants qu'avant. Le FOU ne considère les choses que du point de vue divin. Comment pourrait-il être compris de ceux qu_: ne pensent qu'à la satisfaction du corps et en font le but suprême de leur vie ? Or, tout cela n'a plus d'importance pour lui. Il réduit au maximum ses activité,: parmi les hommes, juste ce qui est nécessaire pour ne pas les choquer. Il voit à travers les êtres et les comprend. Il sait qu'à l'échelon de l'être ordinaire, les hommes ne peuvent être que ce qu'ils sont. Mais ce sont eux qui ne le comprennent pas. Le Fou ne discute pas. Il ne veut pas avoir raison car il sait aussi que chacun, à son propre niveau a raison. Ceux qui aujourd'hui ne le comprennent pas et le traitent de fou arriveront un jour à cet échelon supérieur et ce seront eux alors qui resteront incompris, fous ! Ce n'est qu'une question de temps.

Ceux qui ne comprennent pas cet homme ne se contentent pas de son silence. Ils veulent découvrir « son visage » et le connaître. Or, que se passe-t-il ? Ils ne peuvent voir l'être réel de cet homme, les curieux même n'en ont pas la possibilité. Ils ne pou:- raient le suivre dans son monde car ils n'en supporteraient pas les vibrations. Ils ne croient même pas en ce « son monde » et que c'est ce monde-là qui es: la réalité absolue et non le leur, monde illusoire, On:- Tique. Les êtres primitifs ne peuvent le voir dans s;. réalité et sa spiritualité; ils ne jugent que par ce qu'ils distinguent sur le plan physique, ce qu'il fait de ses mains et de ses pieds, soit sous un angle purement matériel. De mémoire d'homme, la partie physique d'un être humain fut toujours symbolisée par l'anus, organe qui expulse du corps la matière inutilisable, les impuretés. C'est pourquoi la « morsure » du curieux primitif ne fait que dénuder le postérieur du Fou, ne laissant apercevoir que son être physique exclusivement. Et c'est là tout ce que peuvent voir les curieux. Ils peuvent savoir quand le Fou se lève, quand il se couche et comment il se comporte à son travail. Ils peuvent observer tout cela avec malignité. Mais ces gens n'ont aucune idée de ce qu'est l'être spirituel de cet homme. Et pareils aux animaux de races différentes qui s'entre-déchirent, ils veulent déchirer le Fou. Mais, jamais ils ne peuvent LE voir. Tout comme ils ne surent voir le Christ et ne tuèrent que son corps.

L'homme qui s'approche du but doit donc poursuivre sa route, que ses prochains le « mordent » ou non. Il sait qu'il reste toujours pareil à lui-même et que les pensées et les paroles des autres ne peuvent y changer quoi que ce soit. Il est ce qu'il est. Il y a bien longtemps que sa vanité s'est envolée. La vanité, l'envie, la haine sont des caractéristiques humaines n'ayant cours que dans des opinions humaines. Il considère tout du point de vue divin. Il poursuit donc sa route calmement, sans se laisser déranger. Lorsqu'il entend que, derrière son dos, on le dit fou, il n'en est est pas vexé pour autant. D'un côté, il trouve cela naturel, de l'autre, il ne peut plus se sentir offensé. C'est en paix et avec compréhension envers ses prochains qu'il porte ce nom de FOU. Il sait que, pour l'instant, ils doivent encore penser ainsi. Il les accepte donc comme ils sont : on ne doit cueillir des fruits verts car alors ils ne pourraient arriver à maturité.

Cette carte n'est pas numérotée mais elle porte lettre SHIN qui, dans son sens cabalistique,

pond au nombre 21. La valeur numérique 300 est le résultat de la somme de 21 liée au 0 double. 300. 3 et le double 0, représente la multiplication du

divin 3 par le nombre 10, l'achèvement de la création dans l'univers, au carré. Cette carte ne porte pas numéro car elle n'est que l'image extérieure l'homme dont l'intérieur est symbolisé par la ca:-.• suivante. Cette dernière carte du Tarot LE MONDE illustre l'intérieur du FOU, son état de conscience La richesse et le pouvoir, ambitions premières êtres primitifs, ne l'intéressent plus mais il estime leur juste valeur les trésors spirituels ignorés ce autres. Donc il est FOU. Mais ce FOU porte e': - LA CONSCIENCE UNIVERSELLE divine, symbolisée par la dernière carte.

Bien qu'elle ne soit pas numérotée, nous sentons qu'elle est la carte 21, qu'elle est en rapport avec nombre 21 puisque sa valeur numérique est 300 e: que sa lettre est SHIN. Cette lettre est la pierre fondamentale de tout l'alphabet. Dans la Cabbale, il .es: dit que Dieu créa SHIN afin qu'elle domine sur 1'élement Feu. SHIN est donc le feu, le feu de

du principe créateur, le Logos. C'est dans un buisson ardent, donc en feu, que Moïse put voir Dieu. Il =- prit soudain que c'est par le feu que la vie — DIEU — se manifeste dans le monde matériel. Mais l'esprit feu qui ne fait que se manifester par le feu visi:_t et qui n'est pas le feu visible est la VIE MÊME, s::: DIEU LUI-MÊME. Dans la Bible, Christ nous dit « ... et je vous baptise de feu... » IL, Christ, est le et la VIE. Il dit d'ailleurs : « Je suis la VIE ». Si nous écrivons le nom du Dieu impersonnel dominant tout, en prenant toutes les voyelles et en ajoutant la consonne H par laquelle Dieu insuffle la vie, le Moi, dans l'être humain, nous obtenons le nom de Dieu suivant : IEHOUA ( Jod He Vau He ). En ajoutant la lettre SHIN, le feu de la vie, au milieu du nom du Dieu impersonnel, nous avons alors IEHOSHUA. C'est le nom du Dieu personnel, du Dieu devenu homme. Dans la langue hébraïque originale, le nom de Jésus est Jehoshua. Jésus n'est employé que dans les langues occidentales. Nous comprenons maintenant toute l'importance de la lettre SHIN. Elle est le feu par lequel Christ, le Moi suprême, nous baptise et nous initie à la VIE. Cette carte représente l'Homme-Christ.

Pour l'homme encore ignorant, l'état illustré par cette carte est néfaste. Mais l'homme mûr, avec sa conscience unie au Tout, devient ici identique à Dieu, vit selon les lois divines tout en reconnaissant les lois terrestres. L'homme sans conscience ne connaît ni les lois divines ni d'ailleurs les lois terrestres. Il perd pied, se précipite dans l'abîme, dans le « rien » et sombre dans un état que nous nommons folie. Pour l'ignorant, cette carte est l'enfer, pour le conscient, l'Homme- Dieu, c'est le paradis.

La carte 12 du Tarot LE PENDU, dont la somme est le 3 lié au 0 de l'univers, est en relation avec le nombre 30 qui est également celui des deniers pour lesquels Judas trahit Jésus. Cette carte Le FOU porte le même nombre mais augmenté d'un 0, donc 300, signification cosmique. LE PENDU est encore un homme, LE FOU est un Homme-Dieu, parvenu au niveau de la conscience universelle. Nous voyons tenant la relation entre le nombre 300 et la SHIN : tous deux signifient HOMME-DIEU.

Le Fou est un être humain qui, dans sa conscience S'EST UNI au LOGOS, au CHRIST, à la VIE

 
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