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Carte 1

LE BATELEUR ( Le Magicien )

Nombre : 1

Lettre : Aleph

Cette carte illustre un jeune homme plein de force fui, par la position de son corps, forme la lettre Aleph. Le buste est légèrement incliné vers la droite. De la main droite, il pointe vers le bas, de la gauche, vers 2 haut, suivant le mouvement de la lettre Aleph. Cette position nous rappelle une vérité première, telle qu'elle nous est enseignée par le grand initié chaldéen Hermès Trismégiste dans sa TABULA SMARAGDINA HERMETIS : « En haut comme en bas ».

L'habit du jeune homme est étrange et coloré. Il porte un chapeau qui, si on l'observe bien, ne lui sert as de coiffure. Le fond de cette coiffe présumée est 1a tête du jeune homme, un cercle fermé rouge, sym.Dolisant son esprit éternel, son Moi suprême. Une partie de ce cercle est cachée par le bord du chapeau, nous empêchant ainsi de voir toute la tête. Cela signifie cue le Bateleur n'est pas encore tout à fait conscient, cue son esprit recèle encore beaucoup d'inconscient et d'invisible. La couleur rouge indique que l'esprit, positif-donnant, est un feu divin. C'est pourquoi il se couve dans un cercle fermé car l'esprit ne peut jamais se manifester dans le monde extérieur matériel. L'esprit appartient à un autre monde.

Dans le monde matériel,il est invisible, intangible, imperceptible aux organes des sens. Aussi, l'esprit a besoin d'un instrument afin que, sous la forme d'une idée, d'une pensée ou de connaissances, il puisse se manifester. Cet instrument d'expression est l'intellect qui est ici symbolisé par l'aile du chapeau et qui forme le signe 8 horizontal , employé par les mathématiciens pour traduire « l'infini ». Le bord de cette aile est jaune, la couleur de l'intelligence; le reste est vert, symbolisant la sympathie, la bienveillance et l'amitié. Ce jeune magicien manifeste donc son esprit de feu, indivisible et éternel qui jamais ne naquit et qui, par conséquent, jamais ne mourra, par l'infinité des pensées et du savoir, mais aussi par la sympathie, la bienveillance et l'amitié.

Il porte une sorte de pourpoint collant rouge à col bleu, agrémenté d'une raie bleue en son milieu. Le pourpoint est collant parce qu'ici, il ne représente pas un vêtement mais le corps du magicien. La couleur rouge symbolise l'être spirituel qui, comme sa tête, est positif. Le bleu du col et de la raie médiane, bordé de blanc, révèle son amour du prochain, pur et généreux. Cet amour est en lui mais, tout au long de son existence, il se laisse dominer par cet amour universel, illustré ici par ses deux jambes habillées de bas bleus et qui le portent sur le chemin de la vie.

Les deux bras symbolisent les deux grands principes polaires de la création, le pôle masculin, actif, positif et créateur et le pôle féminin, passif, négatif et réceptif. Ils sont habillés de volants de différentes couleurs. Cela indique que le magicien est habile de ses mains : avec intelligence, le jaune; avec de bonnes intentions et bienveillance vis-à-vis de ses pareils, le vert; endessous, il porte encore un tricot bleu qui, ici aussi, révèle son être réel. Les poignets rouges expliquent qu'il irradie d'une force spirituelle dans ses activités et son travail lorsqu'il se laisse conduire par son amour du prochain et son humanité.

Les cinq boutons que nous voyons sur la raie bleue de son pourpoint sont jaunes. Ils représentent les organes des cinq sens qui relient son monde intérieur au monde extérieur.

Devant lui, une table dont trois pieds seulement sont visibles, le quatrième s'appuyant sur le monde invisible de l'esprit. Le sol sur lequel le Bateleur exerce son art est une base matérielle dans sa plus grande part. La personne physique du magicien vit dans le monde visible et concret, c'est donc ici qu'il doit remplir sa mission. Pourtant, une partie de ses actions, le quatrième pied de la table, repose sur des fondements spirituels et invisibles.

Sur la table, encore inutilisés mais prêts à l'être, trois objets symboliques du Tarot : le calice, l'épée, la pièce de monnaie. Il tient, dans sa main gauche, le symbole le plus important, le bâton ou le sceptre qui se termine par deux boules de couleur différente représentant à nouveau les deux principes opposés, rouge pour le pôle positif et bleu pour le pôle négatif. Le magicien tient ce sceptre de façon à ce que l'extrémité positive se dresse vers le haut alors que l'extrémité négative se dirige vers la monnaie. Le bâton symbolise la lettre JOD, représentant la première manifestation divine, une seule flamme, d'où découlent toutes les autres lettres, et d'où surgit peu à peu toute la création. Dans la main du Bateleur, ce sceptre devient la « baguette magique ». C'est la force créatrice du magicien à l'aide de laquelle il concrétise, dans le monde visible, la volonté de son Moi suprême. Il peut accomplir de vrais miracles et devient petit à petit un magicien blanc. Le calice, bleu à l'extérieur donc féminin, négatif et réceptif, contient l'esprit, le principe de feu masculin positif, représenté ici par le liquide rouge. Le calice repose sur un pied à six côtés, formé de deux triangles entrelacés, symbolisant les mondes spirituel et matériel. Le calice attire l'attention sur les principes psychiques du magicien, révèle sa réceptivité et sa capacité d'assimilation de tout ce qui est bon, des vérités divines et suprêmes de l'esprit.

L'épée aussi est à découvert, inutilisée. Elle symbolise le courage du magicien avec lequel il est prêt à lutter contre les ombres de l'enfer et de l'inconscient et pour la lumière divine de la conscience, tel Siegfried combattant le dragon avec Nothung.

Nous trouvons encore une pièce de monnaie en or. Le cercle représente toujours l'esprit. Mais la croix gravée sur la monnaie montre ici un esprit très puissant et particulier qui, de son énorme force concentrée, crée la matière, règne sur elle et réunit ainsi en soi deux pôles, l'esprit et la matière. C'est la monnaie, l'argent. L'idée contenue dans ce mot « argent » est purement spirituelle. Ou peut-être, « l'argent » serait-il matériel ? — Qui a déjà vu ou touché de l'argent ? — Encore personne. Bien sûr, on a, dans la main, un morceau de papier ou de métal auquel on attribue une certaine valeur. Billet ou pièce, cela n'a de valeur que si celle-ci est indiquée et encore à laquelle nous devons croire. Le même billet ou la même pièce ne représente plus rien si une valeur n'y est imprimée ou gravée. Ce n'est alors plus de « l'argent ». Dès que nous perdons confiance, le billet de banque n'est plus qu'un morceau de papier inutile et la pièce de monnaie ne vaut que par la valeur de son métal. Et cela dépend encore de la demande. Imaginons un homme perdu dans le désert et mourant de soif. La découverte de pièces d'or ou d'argent ne lui serait d'aucune utilité alors qu'un verre d'eau lui sauverait la vie. L'argent est donc bien un concept spirituel et non pas une matière que l'on peut voir ou prendre en mains. Il est justement l'esprit de la matière absolue parce qu'à titre de concept, on ne peut le désigner par le nom d'aucune matière. Pourtant, c'est avec cette matière innommable qu'on peut acquérir tous les trésors matériels de la terre, terrains et propriétés, bijoux et meubles, habits et tout le reste. L'argent est donc l'esprit de la matière absolue et innommable.

Sur l'illustration du Bateleur, la pièce de monnaie ne représente pas une valeur vénale, mais beaucoup plus! — Elle symbolise la force intérieure et spirituelle de l'être par laquelle il peut dominer les valeurs du monde matériel s'il connaît le secret ! Notre magicien :e connaît, il possède déjà le secret de « l'argent ».

Un peu en arrière de ses jambes, une fleur sort de terre, donc de la matière. Elle a trois feuilles et un bouton. Les feuilles représentent les trois grands principes : esprit, force et matière. Le bouton, rouge, symbolise l'esprit. Cela signifie que l'esprit du magicien, pareil à la fleur, ne s'est pas encore manifesté dans sa plénitude. L'esprit, comme la fleur, est présent mais --conscient à beaucoup d'égards. Tout comme la fleur qui ne dévoile encore sa magnificence, le magicien ne se révèle pas dans la plénitude de son esprit, de son Moi supérieur. Ses trésors divins et suprêmes reposent encore dans l'inconscient. C'est pourquoi la fleur se trouve derrière lui, comme l'inconscient derrière le conscient. La fleur s'épanouira, le magicien manifestera pleinement son être intérieur : ce n'est qu'une question de temps.

Cette illustration, le Bateleur, montre un homme qui vient de s'éveiller, qui tout d'un coup est devenu conscient et remarque qu'il est vraiment ici, qu'il est ici maintenant. Pour la première fois dans cet état de conscience, il vit et ressent en soi le présent absolu. Son Moi est illimité et infini dans l'inconscient comme le montre le chapeau du magicien, symbole de cet infini. Mais sa connaissance de soi dont il vient de vivre le premier éveil est limitée. Cette lumière n'est que la première étincelle divine qui ne peut illuminer tout son être divin. Il est encore un enfant divin, mais déjà un commencement; un enfant est le commencement de l'adulte comme le chiffre UN est à l'origine de toute série de chiffres et Aleph la première lettre de l'alphabet.

Le Bateleur représente un être humain qui peut tout aussi bien être féminin que masculin. Cette illustration de l'éveil nous montre ici un homme mais ne signifie nullement que seul un homme puisse vivre en cet état. Dans cette première phase de la connaissance de soi, le sexe n'existe pas. L'être humain, féminin ou masculin, vit dans un état spirituel positif; aussi, cet état est représenté par une silhouette masculine. Celui qui se trouve à ce degré de conscience renferme en soi tous les dons de Dieu qui l'aideront au long du chemin menant à la connaissance de soi.

Le magicien possède déjà la baguette magique lui permettant d'ouvrir toutes les portes de l'inconscient. Son âme est pareille au calice dans lequel il peut déjà s'abreuver de nectar divin. L'épée est à sa disposition pour combattre les ombres de l'enfer et de l'inconscient et conquérir la lumière divine du Moi, de l'omniscience. Enfin, il possède la monnaie d'or, puissance spirituelle dominant tout ce qui est matériel. Il connaît la valeur réelle et divine de toutes choses et ne peut plus se perdre dans la jungle des valeurs trompeuses de ce monde.

Bien qu'ayant en lui tous ces trésors, il n'est pas encore un « magicien actif ». Il possède tous ces dons de Dieu mais ne les utilise pas. Il ne sait pas qu'il a en mains tous les attributs nécessaires à faire de lui un vrai magicien blanc travaillant dans le jardin de Dieu. Il est là, inactif, mais prêt à prendre la longue route de la connaissance de soi.

L'image du Bateleur porte le chiffre 1 et la lettre Aleph. Le chiffre 1 est le nombre divin qui existait avant même qu'aucun autre chiffre ne fût encore né de lui. Le chiffre 1, indivisible et éternel, est le père de tous les nombres. C'est le seul par lequel on peut multiplier n'importe quel autre chiffre sans en changer la valeur. Vishnu-Purana dit : « Il n'y avait ni jour ni nuit, ni ciel ni terre, ni obscurité ni clarté, ni aucune autre chose en dehors du seul UN. » Ramakrishna, le grand initié indien, explique la même chose : « Connais le UN et tu connaîtras le tout ». Ajoutons des zéros derrière le un, nous obtiendrons des centaines de mil-liers. Enlevons le un et il ne reste rien. La valeur de la multiplicité repose sur le un. D'abord le un, ensuite la multiplicité. D'abord Dieu, ensuite le monde et les créatures.

Cette carte portant la lettre Aleph correspond au premier nom de Dieu, tel qu'il s'est nommé soi-même lorsque Moïse lui demanda : « Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « EHEIE est mon nom car JE SUIS CELUI QUI SUIS » ( Exode III/14 ).

Cette carte représente, dans la Cabbale, le premier choeur des anges, les Séraphins. SERAPH définissait, jusqu'à l'époque du prophète Isaïe, un serpent sacré muni de trois paires d'ailes. Isaïe prit ce nom pour désigner les anges. Ainsi depuis lors, Seraph est un ange à trois paires d'ailes. SEPHIROT est tout un groupe de tels anges. La Cabbale nous dit qu'il existe dix Sephirot créateurs. Traduit littéralement, le mot Sephirot signifie ÉMANATION. Dans le jargon scientifique, cela se dirait aujourd'hui : « Champ d'émanation d'énergie ». Chaque Sephirot a son chiffre et sa lettre ainsi qu'un attribut correspondant. L'attribut du premier Sephirot est Kether, la couronne, symbole de la connaissance de soi. La couronne représente le pouvoir d'un roi dans son pays; la connaissance de soi donne à l'homme la force de dominer toutes les puissances de l'univers. La connaissance de soi est sa couronne.

L'alphabet hébraïque compte trois lettres qu'il nomme « mère ». Ces trois mères sont ALEPH, MEM et SCHIN. Toutes trois désignent une naissance et c'est pourquoi elles furent appelées « mère ». Aleph est la première naissance, la naissance de l'enfant divin, de la CONSCIENCE DE SOI. L'âme épurée de l'être a accouché de l'enfant divin. L'homme n'est encore qu'un enfant qui regarde autour de soi et ne peut encore employer les attributs divins ni les talents reçus de Dieu. Son activité va évoluer avec le temps jusqu'à ce qu'il devienne adulte. La lettre Aleph, la mère, a donc donné naissance à la première étincelle consciente.

Le chiffre 1 et la lettre ALEPH sont tous deux le commencement d'un développement. Le nombre divin 1 est à l'origine de tous les nombres jusqu'à l'infini et la lettre ALEPH est la première de toutes les lettres de l'alphabet. Le bouton est le commencement de l'épanouissement de la fleur comme l'état présent de conscience de l'homme avec ses instruments magiques est le commencement de la route, longue et diffificile, qui le mènera au but suprême, à la TOUTE- CONSCIENCE parfaite et divine.

 
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