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Lame 10

LA ROUE DE FORTUNE

(La Roue du Destin)

Nombre : 10 Lettre : 4 Jod

Voici l'illustration d'une roue étrange posée

petit bateau navigant sur la vague. Le bateau est

de deux demi-lunes, l'une rouge-positive, l'autre 7fra,- négative. Une barre grise et solide se dresse dans le bateau; deux serpents, l'un rouge-positif, l'autre négatif, s'enroulent à sa base. Une grande roue es: à son extrémité supérieure. L'axe est muni d'une manivelle indiquant ainsi que la roue tourne.

composée de deux cercles. Le cercle extérieur rouge plus grand, symbolise la spiritualité. Le cercle bleu, plus petit, illustre la foi profonde en Dieu. Les rayons sont jaunes; la roue est donc dominée par l'intelligence et le raisonnement.

Deux créatures fort étranges se trouvent sur cette roue. L'une a une tête animale, comme un chien et un corps humain. Sa tête et sa longue criniere sont jaunes, son corps est bleu. Elle est ceinte d'une echarpe jaune dont un pan flotte loin d'elle. Sa main tient le « bâton d'Hermès ».

L'autre représente un diable muni du trie Neptune. Ses pieds sont remplacés par des nazt comme un triton. Elle est donc reliée à

« Eau ». Sa tête est d'une couleur indéfinissable son corps est vert. Elle est également ceinte d'une écharpe de la même couleur que sa tête. Les pans flottants indiquent que la roue tourne à gauche, mue par quelque force invisible.

La roue est surmontée d'un support jaune sur lequel un sphinx est assis, réunissant en lui les quatre éléments. La tête rouge et la coiffe rayée rouge et blanc appartiennent à l'élément « Feu ». Les ailes bleues illustrent l'élément « Air ». Le corps est celui d'un lion dont le haut, de couleur verte, symbolise l'élément « Eau » et le bas, de couleur brune, appartient à l'élément « Terre ». L'extrémité de la queue est rouge comme la tête, donc de feu. Le sphinx a les griffes d'un lion et, dans sa patte droite, il tient un glaive.

Que signifie cette carte étrange ?

Elle illustre l'état de conscience suivant celui de la neuvième carte, l'Ermite, où l'homme se retire du « monde » pour retourner chez lui, dans son être le plus intime, et se libérer de tout ce qui est personnel. A l'extérieur seulement, il prend encore part à ce que le sort lui assigne. A l'intérieur, il est souverain, il est devenu libre. Le combat qui lui permit de se libérer non seulement du « monde » mais encore de tout son destin, fut rude. Il sait maintenant qu'il ne peut échapper aux problèmes qui lui sont posés car ceux-ci le poursuivent. S'il était parti, il aurait emmené ces problèmes, d'autres s'y seraient ajoutés, et tous auraient exigé une solution. Il se défait de toutes les difficultés de son destin comme d'un manteau usé. Résoudre son destin terrestre ne signifiait donc pas abandonner famille et travail, mais au contraire, amasser des expériences. Il doit venir à bout et maitriser toutes les situations de cette vie qu'il voulait quitter. Lorsque l'homme aura appris ce qu'il devait apprendre, il sera confronté avec un travail et des problèmes d'un ordre supérieur. Il devra leur faire face et par là, découvrira d'autres vérités et s'enrichira de nouvelles expériences. Dans sa situation présente, il ne veut plus quitter son travail ni refuser les devoirs qui lui sont attribués, mais il en fait des sources d'enseignement. Consciemment, il cherche tout ce qu'il peut en apprendre, tous les profits psychiques et spirituels qu'il peut en retirer. Il ne remarque pas que, peu à peu, une transformation s'opère autour de lui car ce changement ne vient pas de l'extérieur, mais se fait en lui. Il réagit maintenant différemment aux événements extérieurs. Dans son monde intérieur, il est devenu un véritable ermite.

Au dehors, personne ne remarque ce changement. Le destin s'accomplit comme auparavant. Pour le moment, la seule différence réside dans le fait que l'homme commence à regarder de haut en bas tout ce qui concerne sa vie terrestre, pareil au sphinx qui observe d'en haut. Il continue de se libérer intérieurement de tout ce qui le liait jusqu'alors, guide sa personne et la fait agir comme un instrument de travail sans que son Moi en soit touché. La solution de ses problèmes est une question de logique à laquelle ni son coeur ni son âme ne prennent part. Il observe tout ce qui le concerne comme s'il s'agissait d'une tierce personne. Il reste souverain comme le sphinx, symbolisant son Moi suprême, est au-dessus de la Roue de Fortune et observe ce qui se passe sans y participer. Il tient l'épée dans ses « griffes », prêt à frapper pour faire respecter sa volonté si quelque chose devait s'y opposer.

A ce niveau de conscience, l'homme ne nage plus lui-même dans l'océan de la vie, mais se laisse porter sur la vague par un bateau. Sur cette carte, le bateau est formé de deux demi-lunes. La lune représente le coeur de l'homme. La sensibilité est déjà devenue spirituelle, pleine d'amour et de compréhension, comme le montrent les couleurs rouge et verte. Les cercles rouge et bleu signifient que l'homme analyse son destin d'abord sous un angle spirituel et ensuite seulement avec ses sentiments. Les rayons jaunes illustrent les forces de l'intelligence qui, dans son état présent, jouent le premier rôle.

La barre dressée et les deux serpents ne sont rien d'autre qu'une interprétation du bateau d'Hermès, symbole de l'homme remontant à Hermès Trismégiste, grand initié chaldéen. Tel qu'il est représenté dans la main de l'être animal, ce bâton d'Hermès a deux petites ailes et se termine par une boule. Le bâton symbolise la colonne vertébrale de l'homme, la boule sa raison, les ailes son esprit supérieur qui plane. Deux serpents s'enroulent autour du bâton, se croisent plusieurs fois et s'observent mutuellement, se tenant en échec, montrant ainsi la tension qui existe entre eux. Ces serpents symbolisent les deux grands courants animant l'homme. La philosophie indienne védique les appelle les canaux majeurs de la vie : Ida- et Pingala-Nadi. Pingala, le serpent rouge, est à droite de la colonne vertébrale, et Ida, le serpent vert, à gauche. Le canal central de la colonne se nomme Sushumna Nadi. Quant à la roue, elle symbolise le destin de l'homme, tel qu'il se l'est forgé et qui tourne autour de son Moi, comme les planètes autour du soleil. Les deux grands instincts tournent avec sa personne terrestre-matérielle. Ce sont l'instinct de conservation et l'instinct de conservation de l'espèce desquels il n'est pas encore le maître absolu.

L'instinct de conservation est représenté ici par un animal, il est « l'animal » en nous comme le décrit Paracelse. Il commande le corps terrestre de l'homme, ainsi que sa santé physique. C'est pourquoi la créature tient dans sa main le bâton d'Hermès avec les trois courants de vie. Cet instinct régit le corps de l'intérieur et donne à l'homme la faculté et le désir de le garder en bonne santé, de manger et de boire. C'est en tout cas ainsi qu'il devrait en être de tout homme sain qui n'a pas encore gâté ses instincts par diverses passions.

L'instinct de conservation de l'espèce est illustré par un diable, travaillant avec la sève du corps qui transmet la vie. Ce diable symbolise l'instinct sexuel inconscient, purement animal, qui n'a rien de commun avec l'amour.

Ces deux forces instinctives n'agissent que dans le corps, dans la personne terrestre de l'être, jamais dans son esprit; elles en sont précisément la manifestation physique. Une même chose ne peut être à deux endroits. L'énergie divine créatrice se manifeste soit dans l'esprit sous la forme d'une force créatrice, soit dans le corps sous la forme d'énergie sexuelle. A ce niveau, l'homme est déjà conscient en son esprit mais il ne peut encore transformer ces deux instincts.

Aussi, sa raison domine ses instincts, pareille au sphinx de cette carte qui, au-dessus de tout, décide de ce qui doit se passer dans le corps, dans sa propre personne. L'homme règne déjà dans son domaine. Comme les Upanishads le disent si bien :

« Celui qui habite la terre,

Pourtant si différent de la terre,

Que la terre ne connaît,

Dont le corps est terre,

Qui, intérieurement, dirige la terre,

CELUI-CI est ton MOI, ton guide intérieur, Ton Moi IMMORTEL ! »

Ici, comme dans la Bible, le mot terre signifie le corps, la personne créée par les forces terrestres. Le corps ne connaît pas l'esprit, le Moi, l'immortel; l'esprit, par contre, le Moi, l'immortel, connaît le mortel, la personne, et la dirige de l'intérieur, de l'inconscient de l'être.

Cette carte porte le nombre 10 et la lettre JOD ( le i de notre alphabet ).

Dix est le nombre de la réalisation, de l'accomplissement de la création. Le cercle infini, le zéro, qui en même temps forme la lettre O, symbolise l'univers, l'espace illimité, l'aspect maternel de Dieu. Il représente le rien absolu, mais déjà prêt à tout enfanter, à tout reprendre en lui et à tout absorber. Le zéro ne devient un nombre que s'il est précédé de l'un des neuf chiffres. Le chiffre 1 et la lettre JOD ( notre i ) sont identiques. Ils représentent la manifestation première de Dieu. Chaque nombre et chaque lettre proviennent de cette manifestation originelle. Ils sont l'énergie fécondante de Dieu, le Logos, le principe créateur qui, dans le grand zéro illimité, l'espace infini, donne naissance à d'innombrables mondes et créatures vivantes. Dans le nombre 10, la création est réalisée et accomplie. Le principe créateur de Dieu, masculin- positif, a pénétré l'espace, l'aspect maternel-négatif, l'a fécondé, est devenu un, s'est uni à lui.

Correctement représenté, le nombre 10 est un cercle portant en soi la force fécondante, positive et créatrice de Dieu .

La Roue de Fortune illustre aussi le nombre 10. La roue est le zéro, la barre de support est le 1, ce 1 identique à la lettre Jod ou i.

Dans l'alphabet hébraïque comme dans tous les autres alphabets du monde, toutes les lettres proviennent de l'unique Jod ou i. L'écriture hébraïque est une écriture flammée. Chaque lettre est une combinaison de flammes. Jod est la toute première flamme du feu divin, de l'esprit de Dieu. Toute formation de flammes — les lettres — naît de cette première flamme. Pareille au chiffre 1, nombre originel, source de tous les autres nombres, la lettre Jod est la lettre originelle, la première flamme de l'esprit divin de laquelle proviennent et se forment toutes les autres lettres. A cet échelon de conscience, l'homme doit aller jusqu'au plus profond de son être, jusqu'aux racines, d'où il ressortira renouvelé; avec une attitude différente, il prendra une nouvelle direction et s'engagera sur un chemin nouveau. La première carte du Tarot, le Bateleur, représentait le commencement, avec le nombre 1 et la lettre Aleph. Maintenant, à l'échelon infini, l'homme se trouve à un nouveau commencement, mais à un niveau supérieur. Désormais, il continue, non plus avec des chiffres, mais avec des nombres, par décades, liés au zéro, symbole de l'univers. Il n'est plus un être individuel isolé, mais commence à devenir une part du Tout — la raison du zéro.

Le dixième Sephirot est Malkuth signifiant royaume. Cette carte du Tarot termine la série des Séphirot.

La carte 10 complète la carte 9. Leur somme en est 19 et, par la réduction cabalistique, conduit au nombre 1: 10 + 9 = 19, 1 + 9 = 10 = 1.


de la Roue de Fortune, où le chiffre un est lié au zéro




 
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