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Lame 13

LA MORT ( La Mort )

Valeur numérique : 40

Lettre : Mem

Faux en mains, voici un squelette, le très ancien symbole de la mort. Sa position rappelle celle de la lettre MEM. Le squelette ne tient pas la faux comme un faucheur, mais inversement, c'est-à-dire qu'il ne fauche pas de droite à gauche, mais bien de gauche à droite. La mort a dépassé et conservé le stade de l'état intérieur du PENDU. Ses pensées et ses actes sont à l'opposé des pensées et des actes de l'homme moyen. Par conséquent, il faut relever qu'en tenant la faux renversée, le squelette donne également la mort d'une manière inversée : il ne donne donc pas la mort mais la vie. Les couleurs rouge du manche et bleue de la lame en font foi. Le squelette fauche la personne avec le feu de l'esprit et la croyance en Dieu de l'âme.

Ce squelette ne représente rien d'autre que l'esprit de l'homme Comme l'esprit a dû se matérialiser et naître sous la forme d'un être humain, c'est également dans la matière qu'il doit mourir. Il n'avait plus la possibilité de manifester ses qualités spirituelles, d'être sa propre vie spirituelle. Il dut accepter le corps qui lui permit de se manifester mais de manière fort limitée. La conscience spirituelle fut refoulée dans l'inconscient et l'être devint un mélange où les qualités physiques excédaient de beaucoup les facultés spirituelles. C'est ainsi que l'homme prit la voix intérieure de son propre esprit agissant de l'inconscient pour celle d'un être inconnu et tout à fait étranger. L'esprit lutte const., ment afin de pouvoir se manifester. Les qualités de l'esprit et du corps sont opposées. La nature fondamentale du corps est la paresse et l'inertie, celle de l'esprit le feu et l'activité. Dès la naissance, l'esprit combat la tyrannie du corps. Dans les plus petites choses comme dans les grands problèmes humains. l'homme souffre de cette lutte perpétuelle. Le corps. par exemple, se tiendrait volontiers très mal car son poids est lourd et l'attire vers le bas. Or, l'esprit veut gagner cette bataille en forçant le corps à manifester les forces spirituelles. Le sport est donc une victoire;

l'esprit veut s'exprimer par chaque mouvement phy-

sique en vainquant la paresse innée du corps. Ce combat commence dès le réveil : le corps désire rester couché et dormir. Mais l'esprit veille et force l'homme, malgré ses bâillements, à se lever et se rendre au travail, ou à faire du sport. Et la lutte continue à longueur de journée. Il en est de même dans les situations les plus importantes, comme Paul le dit si bien dans la Bible : « Je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. » Qui est celui qui veut quelque chose et qui est celui qui ne le veut pas ? — et qui est celui

qui hait quelque chose et qui est celui qui le fait quand même ?

L'esprit et le corps s'élèvent et combattent l'un contre l'autre et l'homme souffre sans répit de ce duel intérieur. Mais c'est précisément cette lutte continuelle qui éveille sa conscience spirituelle et le force à trouver la voie qui le ramène à son propre esprit. Et un jour, la lumière jaillit; il réalise qu'il n'est pas le corps, pas la personne, mais bien son Moi suprême, son propre esprit, qui ne fait qu'utiliser le corps comme moyen et non comme but. C'est l'état illustré par la première carte du Tarot. C'est à cet échelon que l'homme a, pour la première fois, pu goûter à la liberté spirituelle. Précédemment, il n'était que l'esclave aveugle de ses instincts. Petit à petit, l'homme a élargi sa conscience et a compris que son Moi n'était pas cet être étranger qui le connaissait pourtant si bien qu'il pouvait lui parler au travers de sa conscience. Il sut que cet « être » qui dominait sa conscience personnelle n'était rien d'autre que son propre Moi, son propre esprit QUI EST LUI-MÊME ! — Tout se précisa; il vécut en soi bien des états avant d'arriver au niveau symbolisé par cette treizième carte où l'homme est devenu conscient dans son esprit, dans son Moi. Une loi de la

nature — d'après Pythagore — dit que deux choses ne

peuvent occuper une même place en même temps. L'esprit et l'être physique, la personne, ne peuvent

donc employer en même temps le corps d'un homme comme moyen de manifestation. L'un des deux doit disparaître, être anéanti. Or, comme la personne ne dispose pas d'une existence réelle, mais qu'elle est animée par l'esprit, c'est donc elle qui doit maintenant s'effacer. Ainsi, celui qui est devenu conscient dans son esprit, va désormais pouvoir être consciemment lui-même, sans immixtion de la personne. Sa conscience spirituelle fauche la personne, elle la tue. Dorénavant, les forces physiques-végétatives du corps sont au service de l'esprit conscient et non vice-versa. L'esprit

est devenu le maître. L'homme qui, jusqu'alors, était un mélange de qualités spirituelles et corporelles, se spiritualise entièrement : il devient impersonnel. L'es-

prit est l'inverse, le contraire de ce qui est personnel. La personne est égoïste, elle est l'isolation. L'esprit détruit l'isolation et conduit l'homme vers l'unité, vers l'impersonnalité.

La mort de la personne a été préparée à l'échelon précédent. L'homme s'est éveillé, il a reconnu la justice, il s'est retiré du monde extérieur et s'est trouvé maître de son destin, de son karma. Il apprit à connaître la force gigantesque de l'esprit, l'AMOUR réel, et s'y soumit avec joie. Il dut encore apprendre l'objectivité et à se mettre à la place des autres. Ce faisant, il vit tout inversé, pareil au « Pendu ».

Qu'est-il resté de sa personne ? Rien, absolument

rien !

L'homme est-il devenu indifférent, apathique, inactif, léthargique et sans entrain ? Bien au contraire. Il n'a plus de soucis ni de chagrins personnels puisqu'il n'a plus de problèmes personnels. Il est donc en paix mais ressent doublement les joies et les peines de ses prochains, des animaux et des plantes. Il n'intervient pas, il laisse les choses s'accomplir selon la volonté de Dieu car il sait que tout est soumis à la loi divine et que ce qui arrive est toujours pour le bien de chacun. Nous devons apprendre à tirer profit de tout afin

d'avancer pas à pas sur le chemin qui nous mène à

Dieu. Rien ne se passe en dehors de la volonté divine.

L'illustration est très précise : seule la personne a

disparu; les têtes, la conscience — la couronne sym-

bolise la conscience spirituelle, les mains et les pieds l'activité — sont encore présents, parfaitement vivants. Ces mains jurent qu'elles sont en vie et que les pieds continueront à porter l'homme tout au long de sa route. Les deux têtes indiquent que l'être humain, aussi parfait et impersonnel qu'il soit, reste homme ou femme, qu'il appartient à un sexe. La tête masculine est couronnée révélant par là que le principe positif, l'esprit, domine et que cet être est conscient. Il est donc parfaitement vivant. Il est actif, sa conscience vit, seule la personne avec ses désirs physiques a été détruite. Un vieil adage le dit fort bien :

Avant de céder

J'ai longtemps résisté

Quand l'ancien disparaît

Le nouveau alors naît

Goethe qui connaissait la transmutation alchimique, dit :

Et tant que tu n'as pas vécu

La mort et la résurrection

Tu n'es qu'un pauvre hère

Sur cette sombre terre.

La carte 13 a la valeur numérique 40 et porte la lettre MEM.

La valeur numérique 40 se compose de la somme du nombre 13 liée au symbole de l'univers, le 0. Contrairement au nombre 12 divisible par 6 chiffres, le 13 est parfaitement indivisible. C'est un nombre premier qui ne se divise que par 1, DIEU, ou par lui-même, 13.

Tous savent que le nombre 13 porte malheur, mais la plupart n'en connaissent pas la raison. Celui qui connaît le Tarot pense que le 13 porte malheur parce qu'il exprime l'idée de la mort. Cependant, ce n'es: pas par hasard que les grands initiés, grands créateurs de ces cartes, ont associé la mort au nombre 13 et à la lettre MEM. En effet, le 13 et MEM furent choisis car, comme nous le verrons, tous deux recèlent l'idée de « disparition », de « mort ». Pareille au cercle qui renferme en soi sept cercles plus petits dont le diamètre est le tiers de celui du grand cercle, la sphère — projection du cercle dans la troisième dimension — contient en elle treize sphères plus petites dont le diamètre est également le tiers de celui de la grande sphère. F7 lorsque cela nous est connu, nous savons alors aussi que la treizième sphère au centre a disparu, c'est-à-dire qu'elle est invisible au monde extérieur, complètement entourée des douze autres sphères, donc « morte ». C'est la raison pour laquelle le nombre 13 de la treizième carte du Tarot signifie la mort. Comme les hommes ne comprennent pas ces lois mathématiques. mais les ressentent aveuglément dans leur for intérieur. ils pensent avec terreur que le treizième à table doit mourir. Mais seulement le treizième ! Pas l'un des treize, ni le premier, le sixième ou le huitième, non. ce ne peut être que le treizième. Puisque douze sont visibles, donc vivent, le treizième doit devenir invisible, donc mourir, comme la treizième sphère disparaît au centre. Il est très intéressant de noter que le destin semble connaître cette loi. Lorsqu'un chef religieux ou politique est entouré de douze disciples, de douze généraux ou ministres, celui du milieu doit disparaître et mourir. Christ, Jules César, Napoléon ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres rapportés par l'histoire.

Le nombre 40 fait aussi allusion à la mort de l'esprit dans la matière. La croix et le carré sont toujours le symbole de la matière. Comme nous l'avons expliqué lors de l'étude de la quatrième carte du Tarot, le carré et le cube composé de six carrés, sont les premières formes manifestées de la force créatrice dans le monde des dimensions. Toutes les autres formes de cristal se construisent sur cette forme première.

La lettre MEM est la deuxième mère de l'alphabet hébraïque. MEM attire l'esprit dans la matière et, par le phénomène de la naissance, le matérialise. Pour l'esprit, cette incarnation signifie la mort, bien que, comme nous le savons, il ne s'agisse que d'une mort apparente. Pareil au Christ, l'esprit ressuscitera dès qu'il sera devenu conscient dans la matière ou, en d'autres termes, dès que l'homme sera devenu conscient en son esprit. Le sens est identique. L'homme ressuscitera dans sa conscience dès qu'il cessera de s'identifier avec le corps mortel et qu'il saura que le corps n'est utilisé que comme l'instrument d'une manifestation, qu'il n'est pas lui-même ce corps et qu'il ne le sera jamais. Prenons-en pour preuve les tableaux du Moyen Age représentant Christ sortant du tombeau, tenant à la main le petit drapeau de la victoire et de la résurrection, levant la main droite en jurant : Pour l'esprit, pour le soi que nous nommons JE, la mort n'existe pas, il n'y a que la vie éternelle !

MEM se rapporte à toute résurrection résultant d'une destruction préalable. MEM symbolise toutes les transformations, soit à la naissance, la descente du monde spirituel dans le corps, et à la mort, une naissance montant du corps dans le monde spirituel. La lettre MEM, la MÈRE, représente donc pour nous tous, la porte par laquelle nous passons de l'au-delà dans l'ici-bas par une incarnation dans le monde matériel. Nous devons mourir dans la matière afin de pouvoir ressusciter consciemment dans l'esprit et savoir

que notre vie est éternelle.

La carte 13 du Tarot signifie la mort du petit moi illusoire, la personne, et la victoire de l'esprit. Cette carte est donc une fin et un commencement, comme au septième niveau. Une période d'évolution se termine ici, et un nouveau cycle commence.




 
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