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Lame 16

LA MAISON-DIEU (La Tour foudroyée)

Valeur numérique : 70

Lettre Hain

Voici une tour solidement construite foudroyée par un éclair s'échappant du soleil — et non d'un nuage. L'éclair pénètre profondément dans la tour dont la partie supérieure s'écroule. Les couleurs de la tour sont le rouge, le vert et le jaune, symbolisant la spiritualité, l'amour du prochain et l'intelligence. La tour a quatre créneaux, le chiffre de la matière. Elle a donc une relation avec l'être matériel de l'homme.

Cette tour a une porte et trois fenêtres, deux côte à côte et la troisième au-dessus de façon à former u: triangle. La porte symbolise le plexus solaire Ce l'homme. C'est là qu'à la conception, il fut lié au corps par un cordon magique et c'est de là, qu'à la mort,

se libérera. Les deux fenêtres représentent les yeux de l'homme à l'aide desquels il regarde au-dehors de se: enveloppe matérielle et qui le relient au monde extérieur. La fenêtre supérieure illustre « le troisième oeil », un centre nerveux où siège le chakra

comme le nomme la philosophie védique. Ce centre relie l'homme au monde spirituel; c'est par lui qu*i arrive à l'introspection spirituelle.

De lourdes briques tombent sur deux êtres chuta::: eux aussi de la tour. Pourtant un seul se trouve atteint par les pierres : celui qui, ne portant pas de couronne, s'écrase au sol. L'autre a gardé la couronne sur la tête jusque dans sa chute. Les briques tombent autour de lui sans le blesser et il sort sain et sauf de l'aventure.

Les vêtements de ces deux êtres sont différents. Le mort porte un vêtement rouge dont la manche gauche est bleue. L'autre porte un vêtement bleu dont la manche droite est habillée de rouge et la jambe gauche de jaune.

Ces couleurs montrent qu'il est inutile d'être inconsciemment spirituel. Car si un homme n'est pas conscient de cette spiritualité, il mourra lorsque la tour s'écroulera. Animé d'une parfaite foi en Dieu, l'autre être, par contre, a supporté son destin; il a passé consciemment tous les examens — la couronne symbolise sa conscience — et sort indemne de l'effondrement de la tour.

Seize boules de diverses couleurs représentent le nombre 16 de cette carte qui illustre une étape par laquelle doivent passer tous ceux qui marchent vers le but suprême.

Jusqu'ici, le développement de la conscience s'est effectué dans le monde intérieur de l'homme. Au dehors, ses amis même les plus intimes n'en ont rien remarqué. Mais maintenant, un événement se précise qui remet en question son destin et toute sa vie extérieure. Cet événement est différent pour chacun. Il dépend de l'environnement, de la famille, du pays, de la profession. Certains ont dû subir — ou subissent aujourd'hui encore — les affres de la guerre. Ils ont vécu, ils ont compris que tout s'écroule autour d'eux. Ils n'ont plus de moyens d'existence, les familles sont dispersées. Ils ont perdu leurs amis et leurs biens. Ils sont anéantis. Un tel homme doit pouvoir s'appuyer alors sur lui-même et chercher en lui la seule aide possible puisqu'il ne lui reste plus rien. Il doit construire une vie nouvelle. Des millions d'hommes ont vécu. pendant les guerres, l'état illustré par cette carte. Même si leur corps est resté vivant, les inconscients sont tombés; ils ne peuvent ni se relever, ni se rétabli: pour continuer. Ils sont anéantis comme le mort de la carte.

Par contre, ceux qui ne sont plus la « personne » l'esclave de leurs instincts, mais bien conscients en leur esprit, ceux qui ont gardé la couronne sur la tête. pourront commencer une nouvelle vie. Ceux-là n'ont rien perdu, bien au contraire.

L'événement se manifeste différemment pour celui qui échappe à la guerre. Mais il vient inévitablement un moment où l'homme se sent détruit, où sa foi et son assurance intérieures sont dangereusement menacées. Il doit alors faire appel à toutes ses forces pour ne pas perdre pied. Ces événements sont de nature

diverse. Pour l'un, cela se traduit par la perte de l'être

cher avec lequel il vivait une union spirituelle parfaite Or, l'homme conscient en son esprit sait que la Mort n'existe pas, qu'il n'y a que la vie éternelle et qu'il doit attendre patiemment que l'horloge cosmique

frappe pour lui l'heure des retrouvailles avec l'ét7,E aimé. Il sait que jusque là, il n'a pas perdu cet être car l'esprit les garde unis. Aussi, au jour d'une séparation, il ne désespère pas, il reste debout, solide.

Pour l'autre, c'est dans son travail qu'il devra subir cet anéantissement, qu'il soit directeur ou employé. Il se peut qu'on le juge, qu'on mette en doute son honnêteté, qu'il soit l'objet de reproches ou d'accusations contre lesquelles il ne peut même pas se défendre.

D'autres seront touchés par les actes d'enfants dénaturés, d'un père ou d'une mère indignes, et leur nom sera injustement souillé. Il n'est pas possible d'énumérer tous les événements qui peuvent ébranler l'existence même des êtres. Parfois, le destin joue avec la situation et les facultés personnelles d'un homme et l'atteint au moment et là où il est le plus vulnérable pour tenter de l'anéantir. Mais ceux qui ont déjà vécu la mort mystique et qui, pareil au sphinx, considèrent leur sort comme celui d'un tiers, savent qu'on ne peut nuire qu'au corps et jamais à l'esprit. Ceux-là sont indestructibles. Un tel homme sait que la manière dont il est traité et dont on parle de lui est sans importance. Il ne s'en trouve ni plus grand ni diminué, ni plus ni moins honnête, ni plus beau ni plus laid. Il est comme il est et l'opinion d'aucun de ses prochains n'y peut changer quelque chose. Il sait que Dieu est en lui, que c'est Dieu aussi qui lui fait subir cet examen — c'est pourquoi l'éclair vient du soleil ! — pour qu'il en retire quelque chose d'essentiel. Et lorsqu'il l'aura passé, Dieu l'aidera à se relever, à reconstruire une vie et à se défaire de toute malchance. Nous connaissons bien des cas historiques et contemporains mettant en scène des personnages innocents qui furent arrêtés, accusés, jugés, enfermés, déportés, parfois exécutés. Mais la potence elle-même ne peut détruire celui qui est conscient en son esprit.

Lorsque Alexandre le Grand se trouvait aux Indes avec son armée, il rencontra un grand yogi qui l'étonna par sa sagesse. Alexandre voulut l'emmener en Macédoine, mais le yogi refusa. Alexandre le menaça : S: tu ne viens pas, je te fais tuer. » Le yogi sourit e: répondit : « Tu veux me tuer ? — Moi ? Tu ne me vois même pas. Tu ne peux que faire tuer mon corps mais pas le Moi qui habite ce corps et qui est ce que JE SUIS. » Alexandre le Grand, bouleversé par La réponse du yogi, lui fit apporter de riches présents e: se retira, songeur. C'est ce que nous rapporte l'histoire. — L'homme qui se trouve à ce niveau de conscience doit se comporter exactement comme le yog: Avec confiance et assurance, il doit supporter son destin sachant que les ignorants ne peuvent tourmente: que son moi apparent, sa personne, mais jamais nuire à son Moi spirituel et réel, son Moi suprême. Quart l'examen est passé, les qualités qu'il porte en lui ne s'endorment pas, mais au contraire sont mises en valeur dans le monde extérieur. Il retrouve dans la vie place qui lui est due.

Quand l'homme peut garder sa couronne, il reste alors le roi, le maître de son destin. Mais il a dû se soumettre à cette épreuve, vivre cette destruction afin de ne plus prendre le futile pour l'important,l'épisodique pour l'essentiel. — « Que te servent tous les trésors de la terre si ton âme doit en pâtir ? » demande le Christ. Si nous ne perdons pas notre âme, nous pouvons perdre tout le reste et alors, nous possédons TOUT.

L'homme moyen, sans couronne, est lui-même cause inconsciente de son anéantissement. Les gens qui pour eux-mêmes et leurs prochains, ne prédisent et

n'attendent que le mal, ou sans en parler, vivent constamment dans la peur, créent des situations que le destin saisit pour les précipiter dans cet état de destruction dont ils doivent faire l'expérience. Ils sentent inconsciemment qu'ils ne peuvent se libérer de cette peur et de ces attitudes erronées qu'en vivant dans la réalité le mal dont ils ont peur. C'est alors qu'ils comprennent qu'il n'y a aucune raison de craindre quoi que ce soit — d'ailleurs, la plupart ne savent pas de quoi ils ont peur. La peur est le mal du siècle. Ils ont peur de la guerre, peur des pays voisins donc s'empressent de faire la guerre. Ils ont peur de la misère, peur de perdre l'époux ou l'épouse, l'enfant ou quelque autre être aimé. Ils ont peur des maladies, des accidents et de la destruction atomique totale — et enfin nombreux sont ceux qui ont peur de la peur !

Il y en a quand même quelques-uns qui ne craignent rien, qui savent consciemment qu'il existe une puissance supérieure à celle des hommes et qui nous donne toujours ce qui, pour nous, est le mieux. Si une destruction doit survenir, seules les valeurs illusoires de l'homme et du monde extérieur peuvent en être touchées, jamais les valeurs véritables et réelles. Ces êtres conscients n'ont donc pas un aussi grand besoin de cette expérience que ceux qui sont remplis de crainte.

Consciemment ou non, ils ne cherchent ni ne causent la destruction. Et si, extérieurement, ils doivent la subir, ils ne se sentent nullement anéantis. Ils savent que la vie elle-même ne peut être détruite. La vie survit à tout. On ne peut même pas détruire la matière car la matière d'une maison ravagée par une bombe ou une catastrophe naturelle reste là où la maison fut autrefois édifiée. Seule la forme qui fut donnée à cette matière a été transformée en une matière brute indéfinissable Le monde matériel puise aussi sa vie dans la VIE.

La matière devient informe, la VIE qui s'est libérée de la matière retourne à la grande VIE universelle e: éternelle, à Dieu. Ce sont là les seules conséquences de la destruction.

Ceux qui ont vécu l'anéantissement symbolisé par la seizième carte du Tarot font preuve d'une assurance parfaite et d'une confiance absolue en soi, en la ‘-:e éternelle, en DIEU.

La carte 16 porte la valeur numérique 70, somme du nombre 16 liée au 0, symbole de l'univers infini Sa lettre est HAIN.

Le nombre 16 est composé de quatre fois quatre. indiquant ainsi que la matière s'élève contre la matière Avec quatre fois quatre, nous obtenons une matière ultra-matérialisée signifiant déjà la destruction. L'ultra- matière, c'est la haine, la destruction.

La somme de 16 est 7, le chiffre-clé du monde matériel, du monde à trois dimensions. Uni au 0, il dorme sept fois le nombre de la création parfaite, 7 X 10 = 70. C'est des ruines que s'élève la promesse d'une v71t. nouvelle supérieure.

La lettre HAIN correspond au nom Hazad signifie le « Fort », le « Courageux ». Rien ne ébranler celui qui est fort, courageux et conscien: Cette carte révèle que c'est en maître que l'esprit sain: traite la matière : « La Destruction Divine » condt±: toujours à la vie. Dans la mythologie hindoue, elle correspond au dieu Shiva, dieu de la destruction et de recréation.



 
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