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Lame 18

LA LUNE ( La Lune )

Valeur numérique : 90

Lettre : 2 Tsade

Cette carte est dominée par la lune dans laquelle s'inscrit le profil d'un visage de femme Visage aimable, généreux, pareil à celui d'une mère. Le fond du disque lunaire est bleu comme le ciel. L'arrière de la tête es: composé de trois bandes de couleurs différentes don: les symboles nous sont connus : bleu pour la dévotion et la foi en Dieu, blanc pour la pureté, jaune pou: l'intelligence, le bon sens et la raison. La lune es: auréolée de dix-huit longs rayons jaunes, allusion a-_ nombre de cette carte. Derrière ces rayons et entre chacun d'eux, une pointe rouge apparaît. Les rayons jaunes illustrent les forces de la raison irradiées par cette tête intelligente, et les pointes rouges, la spiritualité qui se manifeste à travers les forces mentales De grosses gouttes jaunes, rouges et vertes tombent de ces pointes rouges : ce visage, cet être lunaire rayonne partout sa bienveillance et son humanité, mais aussi son intelligence et sa spiritualité.

Le paysage qui s'étend au-dessous est partagé en deux parties que nous sentons fort différentes l'une de l'autre. L'arrière-plan est gardé par deux tours massives qui nous rappellent celle de la seizième cane foudroyée par le soleil. Ici cependant, les tours sont surmontées de trois créneaux carrés, et non plus quatre, révélant une spiritualisation de la matière. Les tours sont en briques et percées chacune d'une fenêtre, ouverte à gauche, fermée à droite. La tour de droite a en outre une porte ouverte sur le devant. L'habitant est sorti après avoir fermé la fenêtre. Il s'est dirigé vers l'étang et non pas vers l'étendue infinie. Quant à l'autre tour, elle n'a pas de porte mais la fenêtre est ouverte. Ces deux tours sont les colonnes de Salomon, Jakim et Boas, et les deux jambes du Logos dont l'une repose dans l'océan et l'autre sur terre.

Un sentier rouge venant de droite serpente entre les deux tours et disparaît dans le lointain. C'est un chemin purement spirituel.

Deux animaux gardent les tours, un chien blanc et un loup noir. Nous savons déjà que le chien blanc est pur et que le loup noir symbolise quelque chose de matériel-satanique. Tous deux hurlent à la lune. Ce sont les gardiens du seuil. L'étang rond et bleu est orné de plantes aquatiques et habité par un très gros crabe rouge. L'étang symbolise la mémoire de tous les actes de la vie de l'homme. Le crabe est son esprit, son Moi suprême qui s'est plongé dans l'étang du souvenir pour y établir un décompte final. Le chemin qui conduit vers l'intérieur passe près de l'étang. Vers les tours, les traces de pas se séparent; plus loin, le chemin se reforme.

Cette carte traduit une atmosphère de calme solennel et dramatique. Quelque chose d'important s'y passe, quelque chose de décisif pour l'avenir de l'homme parvenu à ce niveau. Après tout ce qu'il a vécu, il arrive maintenant vers le grand seuil sur lequel il doit réellement abandonner — et non pas seulement à l'intérieur

tout ce qui est terrestre pour pouvoir entrer clar3 le monde spirituel, tout comme s'il entrait dans mort. Il franchit le seuil entre la résurrection et la mort. Pareil au crabe de l'étang, il se retire plus profond de lui-même où reposent tous ses souvenirs. Il les évalue et assimile tout ce que fut sa vie. Ses expériences avec ses semblables, sa famille, tout ce qu'il a vécu dans le cadre de sa profession. Tout enregistré et « décanté ». L'homme met au net toute sa vie terrestre et vient à bout de tout. Il a surmoi:: tous les obstacles pour pouvoir s'élever à ce niveau:. En lui-même, il est comme il fut au jour de sa naissance et comme il sera à l'instant de sa mort. Il es: venu sans rien, il repart sans rien. A sa naissance. était simplement là. Dans sa conscience, il n'avait n: parents ni amis, ni conjoint ni enfants et petits-enfants Il ne possédait rien, ne sachant pas ce que « posséder 0. signifiait. Pour lui, l'univers formait un tout qui tait mais avec lequel il n'avait pas encore eu affaire et auquel il n'était lié d'aucune façon. L'homme maintenant retrouvé cet état. Il ne possède rien n'appartient à personne. Il s'est défait de tout ce limitait sa liberté, comme nous le ferons à la mort. -- abandonne tout derrière lui et suit les traces des géants spirituels qui le précédèrent sur le chemin de la résurrection, de l'éternité. Mais il doit d'abord sortir monde illusoire, plonger dans l'étang du souvenir. se retirer en soi pour tout clarifier, puis passer entre deux tours si les gardiens veulent bien le laisser franchir le seuil décisif. Il doit donc veiller à suivre empreintes de ses prédécesseurs qui le conduisent sûr

ment de l'autre côté. Il ne peut se permettre aucun faux pas qui le ramènerait tout aussitôt à son point de départ. C'est une question de vie ou de mort.

Le passage est étroit. Les tours s'élèvent toutes proches l'une de l'autre et contraignent l'homme à se frayer une issue. Il doit encore tromper la vigilance des deux gardiens qui ne sont pas disposés à le laisser poursuivre sa route. — Ces gardiens sont représentés de diverses manières, parfois sous la forme de dragons, parfois pareils au Cerbère de la mythologie grecque ou encore gardant l'entrée des temples comme en Asie. Qui sont-ils, et pourquoi l'un est-il blanc et l'autre noir ? Pourquoi le chien blanc, pourtant symbole de la pureté, de l'âme et du beau, ne laisse-t-il pas passer l'homme ? Précisément à cause de cela.

Ces deux animaux nous rappellent les deux créatures étranges de la Roue du Destin, carte 10, sur laquelle le loup était encore un loup et le chien, déjà un chien. Ils sont les symboles des instincts de procréation et de conservation. Ils faisaient encore partie intégrante du destin de l'homme même si celui-ci, pareil au sphinx, s'en était déjà détaché et le dominait. Or maintenant, l'homme va définitivement laisser derrière lui ces deux instincts, comme au moment de la mort. Les deux animaux sont privés d'attribut : le loup qui était diable n'a plus son trident ni le chien son caducée. Les deux animaux ont donc perdu beaucoup de leur puissance sur l'homme. Le loup qui fut l'instinct de procréation, force « satanique » et le chien qui représentait alors dans la conscience de l'homme l'instinct de conservation, la peur de la mort, ne sont plus maintenant que des animaux. Ils ne peuvent plus influencer l'homme car celui-ci les domine, comme la lune domine ici tout le paysage. Les chiens ne peuvent qu'aboyer et hurler pour tenter d'apeurer l'homme qui approche. C'est un piège dans lequel beaucoup tombent. Au moment où l'homme vivant encore dans son corps s'apprête à franchir le seuil et entrer dans la vie spirituelle, il est saisi d'effroi craignant une mort réelle.. Il fait un pas en arrière et retombe de ce côté-ci de la vie, dans un état matériel et terrestre. C'est pourquoi. dans l'Antiquité, le candidat à l'initiation devait pouvoir mépriser la mort avant de se présenter à cet examen. Mais notre Magicien qui a surmonté tous les obstacles n'a pas besoin de cette épreuve. Il ne craint pas les deux gardiens. Il sait que la mort n'existe pas. qu'il n'y a que la vie éternelle et que c'est vers elle qu'il veut aller. Le loup hurle mais ne mord pas le courageux, il le laisse passer. L'homme doit donc encore vaincre le chien blanc, symbole de ses liens physiques et affectifs. Lorsqu'il est arrivé à ce point, bien décidé à enjamber le seuil pour se fondre avec le divin, une image peut au moment crucial surgir du plus profond de lui-même, celle d'un être cher, de son enfant peut- être. Cette seule pensée, image illusoire, peut suffire à le retenir. Le chien blanc veut l'émouvoir au travers de l'amour et des liens personnels. Mais cela ne se doit pas. Même en s'arrachant à tous ceux qu'il aime, le Magicien sait qu'il ne les perd pas mais que, cette fois au contraire, il sera encore plus proche d'eux dans le monde spirituel. Il ne veut plus être uni à ces êtres chers seulement mais au Tout qui les inclut, uni à Dieu, devenir un avec l'UNITÉ divine. Il poursuit donc consciemment et courageusement sa route, posant les pieds dans les traces des tout GRANDS qui le mènent vers un lointain infini, vers l'immortalité, vers l'éternité. Il franchit le seuil, plus rien ne peut l'arrêter. Il passe consciemment la porte de la mort pour trouver au-delà la délivrance tant attendue.

Tout cela peut être vécu au cours d'une méditation. Dans cet état de conscience, l'homme plane au-dessus de tout, comme la lune au-dessus de la terre. Pareil au crabe qui plonge dans l'étang, l'homme, dans sa méditation, se retire en lui-même, en son Moi divin. Comme la lune qui, dans le ciel obscur, reflète et renvoie sur terre la lumière du soleil, l'homme irradie la lumière divine sur la terre, sur tout ce qui vit, sur chaque plante, sur chaque animal, sur chaque être humain. Pour lui, il n'y a plus de différence entre les hommes, ceux avec lesquels il est lié par le sang et ceux avec lesquels il est lié par l'esprit. Il a compris que le sang ne forge que des liens physiques. S'il n'y a pas d'affinité spirituelle pour soutenir cette parenté, l'homme alors n'a pas de contacts plus étroits avec sa famille qu'avec le reste de l'humanité. Les noeuds du sang se défont à la mort. Seule survit la relation spirituelle en DIEU. L'homme sent qu'il est en rapport étroit avec tout ce qui vit, qu'il est sa CONSCIENCE, qu'il EST avec tout l'univers vivant, qu'il peut manger — et il le fait — les fruits de l'ARBRE DE VIE !

Dans une ancienne fable juive, un homme demande : « Qui préfères-tu, ton frère ou ton ami ? » L'autre répond : « J'aime mon frère lorsqu'il est devenu mon ami. » C'est donc bien l'unité spirituelle qui prévaut, non les liens du sang.

L'homme à ce niveau de conscience franchit le seuil entre la vie et la mort — cela du point de vue matériel. Mais, vu sous son angle spirituel, ce seuil fait

fière entre la mort et la vie. La naissance terrestre dans la matière représente la mort de l'esprit; mais la naissance dans le monde spirituel, ou le foyer spirituel signifie pour l'esprit, la résurrection, la vie éternelle— mais la mort pour la conscience terrestre. Les deux parties distinctes du paysage de cette carte 18

fient donc que, vu sous son angle matériel, le premier plan représente la vie, et l'arrière-plan la mort;

que sous son angle spirituel, le premier plan illustre mort et l'arrière-plan la résurrection et la vie éternelle en DIEU ! — Le Magicien qui maintenant franchir if seuil voit inversement depuis la douzième carte déjà

Celui qui passe cette porte disparaît aux yeux des autres, c'est-à-dire que son corps reste visible,

son être intérieur échappe de plus en plus à la comprehension. Il s'éloigne sur le chemin de l'infini et l'éternité. Il voit non seulement à l'inverse des autres mais reconnaît l'épisodique dans tout ce qui est terrestre. Or, il ne cherche que l'essentiel, l'éternel. toute forme matérielle, plante, animal ou homme. voit l'essentiel, l'absolu, l'éternel qui se manifeste travers de cette forme physique. Dans chaque forme matérielle, il reconnaît le futur déjà présent, le passager, les changements continuels et la disparition tout ce qui est forme et qui retourne à sa source. Dieu. Il voit aussi que son corps subit des altération et approche de sa fin terrestre. Mais il sait maintenant que son être réel, son MOI, n'a rien de commun a,. l'épisodique car son MOI suprême est éternel, comme DIEU est éternel.

La carte 18 du Tarot porte la valeur numérique 90, la somme du nombre 18, liée au 0, symbole de l'univers infini. Sa lettre est TSADE.

18 se compose du chiffre divin 1 et du chiffre 8. Le 8 représente la chute du spirituel dans la matière, donc le reflet, le circuit de l'infini venant du spirituel vers le matériel et, de la matière retournant vers le spirituel, vers l'infini. Le paysage des chutes du Staubbach dans la vallée de Lauterbrunnen inspira Goethe :

L'âme humaine est pareille à l'eau : Venant du ciel, elle monte au ciel Pour revenir sur terre

Dans un mouvement perpétuel

L'esprit libre est entraîné dans ce circuit continuel, pour lui la mort. Mais lorsque le chiffre 8 est lié au nombre divin 1, la somme est 9, le nombre de l'adaptation absolue, de l'intégration. Puisque dans cette décade, chaque chiffre reçoit le 0 de l'infini, nous obtenons le nombre 90. Nous avons beaucoup parlé du chiffre 9 lors de l'étude de la neuvième carte et nous avons vu qu'il signifie renoncer à soi-même et se mettre à l'arrière-plan. Ce chiffre reste toujours pareil à lui-même, il ne change pas quelles que soient les manipulations subies. Il est immuable. Avec le 0, le chiffre 9 n'indique plus des facultés d'adaptation aux puissances terrestres, mais en sa qualité de nombre 90, il a complètement renoncé à lui-même pour s'adapter parfaitement à sa nouvelle fonction d'instrument divin.

La lettre TSADE représente une limite, une fin, un but. C'est un signe qui indique une fin dans toutes les idées de limitation et de séparation. Ici, cette le:7-t représente la frontière entre la vie et la mort — e: mort et la vie. Sa signification hiéroglyphique illustre une eau dans laquelle vivent des êtres élémentaire. nymphes et tritons. Elle est le symbole de

vivant », l'eau grouillante des expériences vivantes l'inconscient qui se manifeste, donc de l'inconscient devenant conscient.

TSADE correspond à la lettre TETH de l'Ermite carte 9. TSADE exprime la même idée que TETI-1 soit quelque chose qui protège l'homme, tel un quand il pleut, un abri sûr pour l'homme : ses anges gardiens.




 
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